Samedi 26 novembre 2005
Depuis plusieurs années est organisée la soirée Dictée de Pivot, quelques
intrépides se retrouvent pour essayer de déjouer les pièges de la langue
française. Quelques jeunes n'hésitent pas à faire aussi la seconde partie
plus ardue. Après les résultats , pas toujours aussi catastrophiques que l'on
pourrait l'imaginer, tout le monde se retrouve dans la bonne humeur devant
un plateau pour découvrir le beaujolais nouveau. Ci dessous le texte
intégral de notre ... épreuve. La meilleure note a été attribuée à M. Bureau
avec 12 fautes seulement. La plus mauvaise note a été donnée à .....
Mystère vous n'aviez qu'à venir pour le savoir.
"PLEUVRA, PLEUVRA PAS ?"
Quand il drache à Saint-Omer, à Marseille le soleil brille ... De Lille à
Bordeaux, le temps varie. Voilà donc le sujet qui tarabuste les Français : "
Quel temps va-t-il faire ?" N'êtes-vous pas , avouez-le, de ces accros de la
météo ? Si , bien sûr, tout comme l'agriculteur aveyronnais, le viticulteur
champenois ou l'horticulteur picard qui ont scruté d'un oeil rassuré les
cumulus, mais cillé sous les éclairs. Il a suffi qu'une averse de grêle vînt
pour que les ceps de vigne aient été déchiquetés et les récoltes de fruits
anéanties.
De l'Atlantique à la Méditerranée, les marins pêcheurs, les surfeurs et les
véliplanchistes ont été tou ouïe à l'annonce de la météo marine : si un
anticyclone s'est éloigné, si une tempête a été prévue, danger! Même les
poissons, toutes nageoires dehors , vont foncer dare-dare vers les abysses.
Et tout là-haut, les bergers pyrénéens et les guides chamoniards ont
assidûment surveillé le temps, à la merci de pluies torrentielles à faire
détaler toutes les marmottes ... ( Fin de la dictée pour les cadets et les
juniors)
Quant aux Français lambda, ils se sont, eux aussi, ralliés quasi
quotidiennement, après dissipation des brumes matinales, aux bulletins
météo. Quelles que fussent les réjouissances envisagées, du méchoui au
fest-noz ou à la rave, ils ont tous craint le pire, certains allant même jusqu'à
redouter un hurricane!
Ainsi , en tongs ou en charentaises, ils ont vu les arrière-saisons
succéder aux saisons. L'été en allé, ils ont remisé en cinq sec les marcels
et les paréos, et retrouvé les pull-overs raglan, les parkas moelleuses et les
bottillons zippés en nubuck. Et lorsque " la rainette de sortie est allée
chercher la pluie", ils ont couru , encapuchonnés dans des impres tendance,
frôlant les lauriers-tins, s'abriter sous une tonnelle d'ampélopsis. Enfin, ils
se sont emmitouflés dans des doudounes fluo, le minois à demi protégé par
des cache-nez feuille-morte.
Au fait, qui a dit qu'il n'y avait plus de saisons ? "

2005